Dans la maison vide
Spécifications
Spécifications
| Jean-Loup Dabadie | |
| Paul de Senneville et Gilbert Toussaint du Wast | |
| Michel Polnareff | |
| Brice Baillon | |
| 4 voix mixtes | |
| 2019 |
Description
Parce qu'il savait conjuguer sonorités anglo-saxonnes et carte du Tendre à la française, Michel Polnareff, compositeur impérissable et interprète magnifique, demeure l'un des rares mélodistes dont nos sixties pudibondes peuvent être fières. On oublie en effet un peu vite qu'avant de la fuir, Polnareff a beaucoup donné à la France. Sans lui et une poignée d'autres, nos sixties hexagonales n'auraient rassemblé que les twisters de Saint-Tropez et autres yéyés retardataires. Rien n'empêchera pourtant Polnareff de devenir une idole des jeunes, l'importateur numéro un des sonorités venues d'Angleterre et l'agitateur d'idéaux le mieux inspiré, le plus novateur sans doute avec Gainsbourg. Dans la maison vide sort en 45 tours en 1969, la même année que d’autres chansons emblématiques comme Tous les bateaux, tous les oiseaux ou Tout tout pour ma chérie. Imaginée par Jules et le Vilain Orchestra en 2018, cette version en "mash-up" intègre en filigrane le tube de 2012 interprété par Bruno Mars, Locket out of heaven, lui-même en référence au style du groupe Police. Les liens entre Polnareff et la pop-rock anglo-saxonne ne font ici plus de doute !
Commentaires techniques
On peut certainement appeler « mash-up » cette harmonisation à 4 voix mixtes qui mêle Dans la maison vide et le tube de Bruno Mars Locked out of heaven. La section instrumentale revêt une place de choix car elle porte la référence stylistique tandis que le chœur chante principalement la mélodie de la chanson de Polnareff, avec solidité rythmique par le maintien du tempo et la précision des contretemps. Les paroles sont défendues par deux pupitres, à l’unisson sur les refrains, et à la tierce sur les couplets : chacun a sa part de gloire ! Le pont est une gourmandise empruntée à celui de Bruno Mars, en y adaptant des paroles françaises, pour un moment généreux avant le refrain final.