Di doo dah
Spécifications
Spécifications
| Serge Gainsbourg | |
| Serge Gainsbourg | |
| Jane Birkin | |
| Bastien Lucas | |
| 4 voix mixtes | |
| 2021 |
Description
La chanson Di Doo Dah paraît en 1973 pour ouvrir l'album du même nom, qu'on peut considérer comme le deuxième disque de Jane Birkin, mais en réalité le premier dont elle est l'unique interprète après un album en duo avec Serge Gainsbourg. Dans ce texte inspiré par l'adolescence de l'interprète, une ritournelle en onomatopée à l'anglaise (rien à voir avec un scat frenchy "didouda") constitue la bande-son de cette période remplie de questionnements sur l'apparence, les transformations (ou l'absence de transformation) du corps, les relations sociales. En 2007 dans le film ''La tête de maman'', la chanson se trouve chantée par le personnage de l'adolescente, grande fan de Jane Birkin, et cettedernière apparaît d'ailleurs à l'écran dans son propre rôle.
Commentaires techniques
Sur ce tube tranquillement sautillant popularisé par Jane Birkin, l’harmonisation du Grand choral 2021 utilise le chœur dans plusieurs dimensions. Tout d’abord, les jeux de dialogues constants entre hommes et femmes ainsi que l’interversion des genres. Ensuite, la capacité d’épaissir la mélodie par des homophonies harmonisées créant facilement de riches saveurs parallèles. Enfin, le caractère instrumental quand les voix figurent des cordes librement inspirées de l’original, ce qui est le plus délicat à placer rythmiquement et mélodiquement. La structure est conforme à l’original, avec six courts couplets (dont un redit en inversant les pupitres et un redit à l’identique) et deux refrains mais l’inclusion d’une modulation centrale permet de renouveler la couleur avant de revenir dans le ton original et de finir dans une apothéose vocale quasi symphonique. Avec un travail d’écoute du collectif et de précision individuelle, ce Di doo dah est addictif et plein de relief.