Les cornichons
Spécifications
Spécifications
| James Booker | |
| James Booker | |
| Nino Ferrer | |
| Martin Le Ray | |
| 3 voix mixtes | |
| 2023 |
Description
Parmi les tubes de Nino Ferrer, Les cornichons fait partie de ceux lui ayant collé une étiquette de chanteur "rigolo" qui, malgré lui, le poursuivra toute sa vie. L'histoire de la naissance de cette chanson débute avec le titre original du pianiste néo-orléanais James Booker : Big Nick. Quand Nino Ferrer entend Big Nick en 1963, il pense à "pique-nique" et le thème de la chanson est trouvé. Si Nino Ferrer avait l'ambition de rendre hommage au rhythm and blues en français, et en toute humilité il déclarait dans le magazine Salut les copains :"Chanter des choses sérieuses en rhythm and blues c'est le propre des Noirs américains et j'ai pas le gosier pour ça." En plus du rhythm and bues, la chanson est basée sur un rythme de bossa-nova et emprunte à un autre tube international : Soul Bossa-Nova, signée par Quincy Jones (qui sera utilisée pour la bande-originale du film Austin Powers). Ainsi, Nino Ferrer (qui "voulait être Noir" selon un de ses autres tubes) remplit sa mission et nous offre en 1965, à l'époque où les radios portables se multiplient en France, un tube de pique-nique familal réjouissant et dansant !
Commentaires techniques
Célèbre tube empruntant au rhythm and blues de James Booker et à la bossa-nova de Quincy Jones, ce morceau présente quelques trouvailles de reprise onomatopéiques, à la façon des groupes vocaux comme Voxset. Ainsi le chœur peut s’amuser autant sur les prises de paroles rythmiques, que sur les grands écarts harmoniques que proposent l’harmonisation. Les variations rythmiques, notamment au deuxième refrain, viennent «tromper l’ennui» de l’écoute de cette chanson tellement familière. Le style rhythm and blues apporte son lot de richesses harmoniques sur le pont et la coda, où la vigilance peut se porter sur la justesse de ces accords peu courants et tellement appréciables à chanter !