L'orage
Spécifications
Spécifications
| Georges Brassens | |
| Georges Brassens | |
| Georges Brassens | |
| Bastien Lucas | |
| 3 voix mixtes | |
| 2023 |
Description
En 1960 Georges Brassens sort un septième album en huit ans de carrière. Publié à l'époque sans titre mais aujourd'hui désigné comme "Les funérailles d'antan", ce disque comporte notamment Pénélope, Embrasse-les tous et L'orage, décor d'une tendre histoire adultérine finalement coup de foudre d'un soir puisqu'à l'orage suivant, la voisine aura suivi son mari loin des climats pluvieux. Les coups de tonnerre deviennent alors pour le narrateur des flashs ("back"!) lui rappelant cet épisode fulgurant. Énième titre phare de l'énorme catalogue de l'auteur, cette chanson inspire de nombreuses reprises mais également une réponse par la jeune chanteuse Leila Huissoud qui écrit en 2018 Le vendeur de paratonnerres afin de permettre au mari cocu de raconter son histoire, lui qui de rage tue cet amant nommé Brassens mais constate horrifié : "J'ai eu beau l'enterrer, je l'entends de plus belle/Dans les cafés-concerts, ses petits héritiers/N'ont de cesse de chanter comme il m'a cocufié/Ma vengeance est ratée, le con est immortel !". Cette harmonisation offre une nouvelle occasion de lui donner raison, en narrant, sur une rythmique un peu plus chaloupée que l'originale, cette complainte éternelle.
Commentaires techniques
L’harmonisation de ce tube de Brassens vise la sensualité «chaloupante» pour porter cette touchante histoire de coup de foudre. Sur un accompagnement évoquant le célèbre Stand by me (Ben E. King), ce sont donc les hommes qui portent le texte, à l’exception d’un couplet où sopranes et alti tiennent le propos du personnage féminin, et d’un couplet final en tutti unissant nos deux protagonistes dans le souvenir attendri cette courte aventure. Les voix d’accompagnement sont chantantes et illuminent les couleurs harmoniques, tandis que le débit rythmique a été uniformisé pour que ces six couplets sans refrain soient rapidement solides, avec un déplacement particulier sur la phrase finale qui permet une relance tonifiante, comme un éclair jaillissant de ce doux fleuve.