I will survive
Spécifications
Spécifications
| Freddie Perren | |
| Dino Fekaris | |
| Gloria Gaynor et CAKE | |
| Bastien Lucas | |
| 3 voix mixtes | |
| 2024 |
Description
Gloria Gaynor (de son vrai nom Gloria Fowles) connaît le succès en 1975 dès son premier album "Never Can Say Goodbye" dont les trois premiers titres s'enchaînent en un flot continu de dix-neuf minutes de musique qui enthousiasme les boîtes de nuits comme les radios et présente le style disco à un large public. En 1978, I will survive paraît sur "Love tracks", son sixième album (en quatre ans !). Cet énorme succès illustre une volonté d'émancipation fémininiste : une femme y refuse le retour de l'homme qui l'a trompée et affirme sa capacité à vivre sans lui. En 1998, ce tube est repris pour devenir l'hymne de l'équipe de France championne du monde de football. Mais auparavant, le groupe américain CAKE en avait proposé une version rock désinvolte au groove décalé qui a inspiré en partie cette harmonisation. Originellement commandée par la plateforme internet "VOX" pour piano et chœur de la Maîtrise de Radio France, cette partition se teinte également d'influences baroques : liberté et refus des carcans,tel est le propos !
Commentaires techniques
Exit le disco ou l’ambiance de stade ; dans cette version revisitée aux influences autant funky que baroques, le chœur à trois voix (dont baryton facultative) donne à ce manifeste d’émancipation post-amoureuse une dignité solennelle et lumineuse. Après un premier couplet sous forme de prélude inquiétant évoquant Purcell, l’éclaircie harmonique apparaît puis le groove nonchalant inspiré de la version du groupe californien CAKE vient mettre en corps les lignes lyriques des accompagnements vocaux. Si le débit original du texte n’a pas pu être beaucoup simplifié et nécessite donc un certain travail, le tempo ralenti rend ce défi abordable et rapidement récompensé d’un plaisir musical rassembleur. La coda ajoutée permet de colorer différemment les mélodies déjà entendues et de finir glorieusement ad libitum vers un climax en majeur : épique !